

Mémé
Tu n'est qu'un rêve, qu'une illusion
Et pourtant je te vois,
J'ai envie de te toucher,
Mais tu recul d'un pas souple et retardé.
Dés que je ferme les yeux,
Je te sent là, près de moi.
Mais quand mes paupières s'ouvrent lentement,
Tu disparais, tu n'existe plus.
Je me dis que ce n'est qu'un rêve,
Que plus jamais tu ne seras là, près de moi.
Je ne pourrais plus t'embrasser tendrement,
Enlacer mes bras autour de toi,
Me confier à toi.
Non, plus jamais,
Car tu as disparu de ce monde
Auquel il t'était pénible de vivre.
Tu ne savais plus qui étaient les bons,
Et les méchants.
Alors tu as laissé ton chagrin t'envahir,
Tu n'as même pas rouspecté,
Tu l'as laissé te détruire toute entière.
Tes yeux n'étaient que pour ton fils,
Pas pour ta fille,
Et ils t'ont trompés,
Oui, trompés à jamais,
Et c'est ainsi que tu t'est évadée
De ce monde qui t'était cruel.
Mémé adorée, si seulement tu nous revenais,
Nous te garderions à jamais,
Comme nous t'avons toujours aimé,
Mémé.
